Ce qui m’épuisait le plus… n’était pas mes enfants
Quand on souhaite réduire sa charge mentale de maman, on pense souvent à améliorer son organisation, faire des to-do lists, mettre en place des routines miracle morning pour prendre plus de temps pour soi, ou encore pratiquer des activités de bien-être comme la méditation pleine conscience ou le yoga… Je pense que c’est en partie vrai… et en partie faux.
J’ai occupé des postes à responsabilité, avec de grandes plages horaires tout en ayant des enfants en bas âge. Et tout ce temps, j’ai cru que ce qui m’épuisait… c’était d’être maman. La femme très organisée que j’étais avant d’avoir des enfants s’est vite rendu compte que cela ne suffisait pas. Ce qui me vidait n’était pas mon manque d’organisation, ni mes enfants pleins d’énergie…, c’était ma maison. Je me suis rapidement rendu compte qu’avec une famille, ma maison devait changer pour être à mon service, et non l’inverse.
Je passais mes week-ends à ranger, tout en constatant que le bazar revenait sans cesse. Les défauts d’aménagement n’étaient pas très graves lorsque nous n’étions que deux, mais avec des enfants, ils devenaient un vrai problème.
Et je ne parle même pas de la période où je me suis retrouvée maman solo avec deux enfants en bas âge. Cette charge mentale de maman s’accumulait jour après jour… L’organisation ne suffisait plus, il devenait indispensable de repenser ma maison, ses aménagements, pour autonomiser au maximum mes enfants.
Cet article participe à l’événement « Ce qui me vide le plus en tant que maman (et comment je m’en suis libérée) » organisé par Ana du site Origami Mama. Si tu ne la connais pas encore, elle est coach de vie de mamans, elle accompagne les mamans à sortir de l’épuisement maternel. Tu découvriras en fin d’article deux articles à elle que j’ai particulièrement aimé et que je te conseille à la lecture.
Ma charge mentale de maman – Pourquoi rien ne changeait ?
Pour réduire ma charge mentale de maman, j’ai commencé par mieux m’organiser :
- Faire des listes de courses adaptées à des menus prévus à l’avance,
- Vider mon cerveau en écrivant tout,
- Voir moins grand pour les anniversaires des enfants (et acheter des gâteaux plutôt que passer une heure à les faire… bouh, la maman imparfaite…),
- Regrouper mes machines à laver le week-end pour ne pas avoir à gérer cela en semaine,
- Tester le batch cooking le week-end (bon… ça, j’ai vite abandonné).

Source : KamranAydinov sur Freepik
Mais malgré tout cela… malgré cette optimisation du temps… j’étais toujours vidée, ma maison était toujours en bazar. Et moi, ça m’épuisait. Malgré tous mes efforts, rien ne changeait vraiment. Ma charge mentale de maman était toujours là.
En bonne “chercheuse de solutions” que je suis, mon côté ingénieur sans doute, je ne me suis pas arrêtée là. Au-delà de l’optimisation de l’organisation, il devait y avoir certainement un autre problème à résoudre. Et là j’ai eu un déclic !
Ma charge mentale de maman – Le déclic
Et si le problème n’était pas mon organisation personnelle… mais mon environnement ? L’organisation de ma maison elle-même ?
J’ai alors commencé à analyser mon intérieur. On ne peut pas dire qu’il était mal pensé, mais il était mal optimisé. Avec des objets partout, trop d’objets, et pas assez d’aménagements simples, pratiques, et accessibles pour les enfants.
Et si ma maison pouvait devenir une alliée ? Une maison au service de mon bien-être, et de celui de ma famille, et non l’inverse ?
J’ai commencé à comprendre quelque chose d’essentiel. Ma maison n’était pas neutre. Elle avait un impact direct sur ma charge mentale de maman.
Chaque détail me demandait de l’énergie sans même que je m’en rende compte : réfléchir où poser, où ranger, comment circuler, etc… tout devenait une succession de micro-décisions.
Et à force… cela fatigue. Ma maison influençait directement mon organisation… et, par effet domino, mon état de fatigue.

Source : Image de rawpixel.com sur Freepik
Ma charge mentale de maman – Ce qui a tout changé
À partir de là, tout a changé.
Je n’ai pas cherché à devenir encore plus organisée pour réduire ma charge mentale de maman. Je l’étais déjà beaucoup. J’ai transformé ma maison.
- J’ai repensé les espaces pour qu’ils soient fluides.
- J’ai désencombré et simplifié le rangement, pour qu’il devienne presque automatique et surtout accessibles aux enfants.
- J’ai créé des zones claires, où chaque chose a sa place.
- J’ai allégé visuellement la décoration pour apaiser mon mental.
Le résultat, j’ai aujourd’hui une maison qui me permet d’avoir :
- moins de décisions à prendre au quotidien,
- moins de fatigue mentale,
- une maison qui me soutient au lieu de m’épuiser,
- des enfants plus autonomes.
Ma maison est devenue un appui. Un soutien invisible… mais essentiel.
Les personnes qui ont aimé cet article ont aussi aimé : Se sentir bien chez soi – La maison un vecteur de bonheur
Charge mentale de maman – Et si votre maison changeait tout ?
Aujourd’hui, je suis convaincue d’une chose : réduire sa charge mentale ne passe pas uniquement par une meilleure organisation ou plus de discipline. Cela passe aussi, et surtout, par un environnement adapté.

Source : Image de wirestock sur Freepik
Une maison pensée pour faciliter le quotidien, limiter les décisions inutiles et soutenir chaque membre de la famille peut profondément alléger cette charge mentale.
Alors si aujourd’hui tu te sens épuisée, débordée, submergée… Et si, pour une fois, le problème ne venait pas de toi ?
Si cet article te parle, c’est peut-être que ta maison te demande aujourd’hui trop d’énergie. Pour le savoir, tu peux commencer simplement par poser un nouveau regard sur ta maison, juste en l’observant. Qu’est-ce qui te demande de l’énergie au quotidien ? Qu’est-ce qui pourrait être simplifié, allégé, repensé ?
Parfois, quelques prises de conscience suffisent à amorcer un vrai changement.
Si tu veux être guidée pour faire ce premier pas, tu peux utiliser ce lien qui te permettra d’identifier de premières actions à mettre en place chez toi : 👉 Prends 3 minutes pour faire le point sur ta maison.
Et comme promis voici deux articles que que je te propose à la lecture du blog d’Ana d’Origami Maman qui est très alignée avec la charge mentale des mamans et l’aménagement de la maison :
- Comment réduire sa charge mentale en 5 étapes
- Minimalisme : 5 habitudes pour éliminer le chaos – Origami Mama
Belle lecture !
Intérieurement vôtre,
Virginie Vinas
Image d’en tête : Image de freepik
14 commentaires
Aurélia
Ton article m’a fait réfléchir.
Dans un article que j’avais écrit sur la charge mentale en voyage en famille, j’expliquais que ce qui pesait le plus pour moi, c’était surtout l’école à bord, qui prend énormément de place au quotidien.
Mais je n’avais pas du tout pris en compte l’impact de l’environnement… et en te lisant, ça m’a vraiment parlé.
Je me rends compte que sur le bateau, quand tout est rangé et fluide, je me sens beaucoup plus légère mentalement.
À l’inverse, dès que ça s’accumule, tout devient plus compliqué et plus fatigant, sans même que je sache vraiment pourquoi.
Comme tu le dis, ce n’est pas juste une question d’organisation ou de charge “visible”.
L’environnement joue un rôle énorme, et on le sous-estime complètement.
Merci pour cette prise de conscience 🙏
Virginie Vinas
Merci Aurélia pour ton partage personnel. Je suis contente d’avoir contribué à cette prise de conscience. Clairement sur un bateau ce doit être tellement vrai !
Xavier Foucher
Merci de votre partage d’expérience riche.
Virginie Vinas
Merci Xavier de votre retour
Catherine
Je rejoins tout à fait ce que tu expliques dans cette article. Et je me sens aussi pleinement concerné ayant 2 p’tits gars à la maison! Alors j’ai optimisé des espace de rangements de leurs jouets pour qu’ils soient autonomes dans leur bazar/rangement!! Et ça m’enlève déjà une bonne partie de rangement! Merci
Virginie Vinas
En effet, l’autonomie c’est win / win à la faois pour le parent et à la fois pour l’enfant qu’on responsabilise dans cette démarche
manon
Je me reconnais tellement !! merci pour ce partage !
Virginie Vinas
🤗
Sophie
Merci pour cet article !
Le lien entre charge mentale et environnement est vraiment intéressant, surtout cette idée des micro-décisions qui fatiguent sans qu’on s’en rende compte.
Ça donne matière à réflexion…
Virginie Vinas
Contente Sophie que cela t’amène à réflexion. En effet c’est inné et c’est ce qui crée la fatigue sans qu’on s’en rende compte.
Solweig Ely
Ton article résonne aussi beaucoup avec ce que l’on observe du côté du système nerveux.
Un environnement chargé, peu fluide, imprévisible… peut maintenir un état de tension de fond, sans même qu’on en ait conscience. À l’inverse, un espace apaisé, lisible, accessible ( comme tu le décris si bien) vient créer de la sécurité, et donc permettre au corps de relâcher.
On parle souvent d’organisation comme d’un outil mental, alors qu’il y a aussi toute une dimension corporelle et sensorielle derrière.
Merci de remettre en lumière ce lien entre environnement et apaisement intérieur, qui est loin d’être anecdotique.
Virginie Vinas
Merci de ce retour ! Très intéressant ce que tu partages et très intéressée pour échanger avec toi sur le sujet. J’aime beaucoup utiliser les principes de la neuro architecture, qui doit être en forte intéraction avec ce que tu évoques.
Ana Origami Mama
Tellement vrai… Et tellement peu dit !
On parle tout le temps d’organisation, mais presque jamais de l’environnement qui nous épuise en silence.
Je me retrouve complètement dans ton déclic : ce moment où tu comprends que ce n’est pas toi ou ton orga le problème mais le “terrain” dans lequel tu évolues.
Et oui, ce bazar qui revient tout le temps, ça vide bien plus que les enfants eux-mêmes.
Merci pour cet angle, hyper juste et pour ta participation à cet évènement ! ❤️
Virginie Vinas
Avec plaisir, ravie de participer à ton évènement !